Les jeunes français et italiens débattent sur l’avenir de leur territoire

Les jeunes français et italiens débattent sur l’avenir de leur territoire

Avec le soutien de la Chambre de Commerce de Cuneo, l’association italienne Great Innova organise 3 sessions de rencontres virtuelles avec des étudiants français et italiens.

Le mois d’avril sera donc propice aux échanges, à la réflexion et à la confrontation des idées sur les thématiques chères au PITER Alpimed : l’innovation, le tourisme, la mobilité et le changement climatique.

Baptisées #YOUNGS4ALPIMED, ces rencontres seront l’occasion pour nos jeunes de discuter de sujets bien réels afin qu’ils deviennent des acteurs responsables du développement de notre territoire. « C’est une formidable opportunité pour eux de dialoguer avec des experts et de vivre cette expérience, qui leur permettra de mieux comprendre et appréhender les défis auxquels ils vont devoir faire face dans les années qui viennent », se félicite Mauro Gola, le président de la Chambre de Commerce de Cuneo.

L’association Great Innova, connue pour ses activités visant à stimuler l’innovation et la durabilité sur le territoire piémontais, a donc identifié trois classes, toutes volontaires, pour participer à 3 journées d’échanges virtuelles en raison du contexte sanitaire.

La première journée, le vendredi 9 avril, sera consacrée au tourisme durable. Qualifié de « nomade numérique », cet entrepreneur italien est à l’origine de plusieurs créations artistiques pour différentes marques de luxe, mais est aussi le fondateur du festival de tourisme de Nicotera, petite commune de près de 6 000 habitants située au sud-ouest de la région Calabre.

Ensuite, le vendredi 16 avril, nos étudiants auront le plaisir de débattre avec Francesco Biacca sur la thématique du changement climatique. En compagnie de Dario Olivero, expert travaillant pour la coopérative ITUR de Cuneo, les étudiants découvriront les raisons de l’augmentation de notre température moyenne et de la modification des écosystèmes, à l’origine de catastrophes environnementales telle que la récente tempête “Alex” qui a si durement frappé le territoire Alpimed en octobre dernier.

Enfin, la troisième et ultime journée de rencontres se tiendra le vendredi 23 avril et aura pour thème la mobilité durable. En compagnie de Claudio Cavalotto, enseignant et référent du projet E-Mobility à l’Institut d’Enseignement Secondaire Supérieur « Giancarlo Vallauri » de Fossano, les étudiants pourront confronter leurs idées et imaginer le futur de nos déplacements responsables.

Les trois classes retenues sont :

  • La classe de 3ème E du lycée classique et scientifique “Silvio Pellico – Giuseppe Peano” di Cuneo,
  • La classe de 3ème CH-ITI du Pôle Technologique de l’Institut de Technologie “Galileo Galilei” d’Imperia,
  • La classe de 1ère 7 du lycée général “Thierry Maulnier” de Nice.

Au total, ce sont donc près de 70 étudiants du Piémont, de Ligurie et des Alpes-Maritimes, accompagnés de leurs professeurs, qui participeront à ce cycle de rencontres et d’échanges.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter la Chambre de Commerce de Cuneo à l’adresse mail suivante : studi@cn.camcom.it

Travaux de rénovation au Parc Fluvial Gesso et Stura de Cuneo

Travaux de rénovation au Parc Fluvial Gesso et Stura de Cuneo

Qualifié de poumon vert de la ville de Cuneo, le Parc Fluvial Gesso et Stura s’étend aujourd’hui sur 14 communes et près de 5 500 hectares. Il longe la rivière et le torrent des mêmes noms sur près de 70 kilomètres et offre aux promeneurs qui aiment s’y abandonner – à pied ou à vélo – un panorama riche de plus de 200 espèces d’oiseaux, 25 espèces de mammifères, 9 espèces d’amphibiens et 8 espèces de reptiles.

Dans quelques semaines, l’entrée du parc offrira un nouveau visage à ses visiteurs ainsi qu’un accès direct aux différents sentiers cyclo-naturalistes. En effet, grâce à la mobilisation du projet simple Mobil du PITER Alpimed, la zone d’entrée concentrée autour de la Maison du Fleuve se verra transformée pour l’intégrer au paysage et la rendre plus accessible.

Au programme de ces travaux de rénovation, une toute nouvelle chaussée en terre stabilisée et le futur Point d’Information du parc fluvial. Dans cette zone d’accès complexe, se trouvera également la zone dédiée aux camping-cars ainsi que l’entrée du chemin multi-sensoriel f’Orma. Des totems verticaux et une structure signalétique en bois permettront également la promotion et la communication des différents services à disposition des visiteurs.

En complément, le projet Mobil participe au financement de la construction d’une passerelle en bois lamellé qui reliera l’Infopoint, la zone multi-sensorielle, et la piste cyclable protégée. Cette intervention, toujours en cours, constitue une étape stratégique importante pour sensibiliser les citoyens sur la mobilité durable, thématique chère à la municipalité de Cuneo.

Enfin, l’installation d’un système photovoltaïque et la création d’une zone de location de vélos ParkoBike viendront parfaire cette rénovation, dont la livraison finale est attendue pour ce printemps.

Plus d’information sur le Parc Fluvial et comment s’y rendre sur http://www.parcofluvialegessostura.it/

Les femmes de Sant’Anna di Valdieri

Les femmes de Sant’Anna di Valdieri

Sant’Anna di Valdieri, ou Saint-Anne de Vaudier pour les francophones, est un splendide village culminant à une altitude de 978 mètres au cœur du Parc Naturel des Alpes Maritimes Italiennes, aux confins des bassins du Val Gesso et de la Vermenagna. Pendant des décennies, il a été la résidence d’été de la famille royale transalpine. L’apogée de sa splendeur se situe avant la Seconde Guerre mondiale lorsque la reine Elena (ou Hélène de Monténégro), pour laquelle la population locale avait une véritable dévotion, y passe de longues périodes. Pendant l’été, le village devient le centre de la politique nationale italienne qui voit les ministres défiler et se rendre dans ces belles montagnes pour prêter serment au roi. À une époque où ce dernier était considéré comme un personnage quasi-divin, il était normal que les habitants le rencontrent alors qu’il se promenait dans les rues du village. Après la guerre, lentement mais sûrement, le village voit sa population décroître de manière continue jusqu’à atteindre un nombre d’habitants inférieur à deux chiffres.

 

Au cours des dernières années, le travail effectué par le Parc Naturel des Alpes Maritimes Italiennes et l’obstination d’un groupe de femmes qui ont décidé d’aller au bout de leurs idées, d’engager de l’argent et d’y mettre toute leur énergie, a donné une nouvelle vie à ce beau village alpin. Il est aujourd’hui un véritable manifeste et un très bel exemple de l’entrepreneuriat au féminin au point de pouvoir le surnommer affectueusement “le village des femmes”.

 

Dans le film qui suit, les femmes de Sant’Anna nous racontent ce qui les lie à ce territoire alpin, ce que sont leurs attentes, leurs rêves, ce qu’elles veulent offrir aux touristes italiens et étrangers et pourquoi elles ont choisi, dans certains cas en abandonnant un emploi sûr, de parier sur ce lieu situé dans une zone si enclavée. Cette zone qui a donné vie à la Résistance et qui, nous en sommes sûrs, verra ces femmes extraordinaires résister avec détermination aux difficultés créées par l’urgence sanitaire et les récentes inondations.

 

La résilience face au changement climatique

La résilience face au changement climatique

C’était le 2 octobre 2020. Alex, la première tempête de la saison hivernale formée sur l’Atlantique Nord, frappait violemment les Alpes de la Méditerranée, et plus particulièrement 4 de ses vallées : la Vésubie et la Roya côté français, la Vermenagna et l’Argentina côté italien. En 24 heures, des pluies diluviennes s’abattaient sur nos villages, offrant à nos yeux ébahis un paysage de désolation empreint de tristesse et d’incompréhension.

Mais très vite, l’abattement laissait place à l’envie grâce à une solidarité et une entraide sans commune mesure, dont seuls les habitants de ces vallées ont le secret. Bien sûr, de nombreuses habitations sont à rebâtir, des infrastructures sont à reconstruire ou à consolider et des bâtiments professionnels sont à renforcer. Mais il existe une énergie telle qu’elle pourrait en être une source d’inspiration universelle après une année 2020 inédite et difficile à tout point de vue.

Alors comment la vie s’organise-t-elle sur notre territoire de montagne transfrontalier après une catastrophe naturelle d’une telle ampleur ?

Plus globalement, quels sont les impacts du changement climatique sur l’habitabilité de notre territoire ?

C’est ce que nous avons voulu essayer de comprendre en allant à la rencontre des habitants de ces vallées françaises et italiennes.

Ils sont agriculteurs, restaurateurs, guides haute montagne, collégiens, lycéens, éducateurs sportifs ou chefs d’entreprise et nous avons recueilli leurs témoignages autour de 4 grandes thématiques : tourisme, agriculture, mobilité et paysage.

Découvrez-les au travers des 4 vidéos suivantes.

 

 

 

 

À n’en pas douter : grâce à des personnalités telles que celles-ci, notre territoire transalpin s’en relèvera grandi.

Merci à tous pour votre énergie et pour la résilience dont vous faîtes preuve.

La jeunesse de Cuneo croit toujours en son territoire

La jeunesse de Cuneo croit toujours en son territoire

Le mois d’octobre dernier a vu la parution d’un rapport très intéressant intitulé « Vivre, innover et connaître le territoire. Enquête auprès des jeunes dans les vallées du Gesso, du Val Vermenagna et du Pesio ». Entre février et juin 2020, près de 400 jeunes âgés de 15 à 25 ans, habitant ces vallées de Cuneo, ont participé à une enquête portant sur leur rapport au territoire et les opportunités professionnelles qui leur étaient offertes.

Cette étude, initiée par le Consortium de Protection Sociale de Cuneo et l’Université de Turin, montre des résultats plutôt encourageants sur la question de l’avenir du territoire et du rôle que la jeunesse souhaite y jouer.

Le premier constat que l’on peut faire repose sur la confiance que les jeunes de ces vallées ont dans les connaissances et les compétences qu’ils ont acquis pendant leur formation. Elles sont selon eux en adéquation avec les opportunités d’emploi actuelles et futures. Pour autant, leur désir d’entrer rapidement dans le monde du travail est tellement fort qu’ils sont prêts à s’éloigner de leur territoire d’origine voire même à accepter un poste différent. À tel point que 65% d’entre eux seraient prêts à suivre une formation professionnelle, alors que 63% seraient même prêts à exercer un emploi en dessous de leur niveau d’études. L’envie de trouver un emploi, ou plutôt la nécessité de travailler, est donc bien présente.

Les résultats de l’enquête montrent également un lien ambivalent avec le territoire : alors que 62% des répondants montrent un fort ou un très fort sentiment d’appartenance et d’attachement à leurs racines, seuls 32% des jeunes seraient prêts à participer activement à des initiatives de promotion locale. Malgré cela, l’étude montre également un désir fort de jouer un rôle de premier plan : 26% des personnes interrogées ont en effet indiqué que les institutions devraient investir dans des projets créés par des jeunes et 19% ont exprimé un intérêt pour les parcours et les propositions visant l’entrepreneuriat des jeunes.

En regroupant les résultats aux questions relatives à la thématique d’association, de participation et de promotion des initiatives, 23% des jeunes montrent un bon niveau d’affirmation de soi et de proactivité dès lors qu’ils se projettent dans une dimension d’échange mutuel avec leur propre réalité locale. Il est intéressant de noter qu’il existe une corrélation positive entre l’affirmation de soi et la perception d’une bonne qualité de vie sur son propre territoire : plus la participation et l’engagement augmentent, plus la représentation positive de son propre lieu de résidence augmente. Être actif et engagé localement semble donc être un symbole de bien-être et d’épanouissement.

De ces premières analyses émerge donc une image de jeunes qui veulent s’engager pour pouvoir se réaliser et améliorer leurs conditions de vie et celles de leur communauté. A la lumière de ces considérations, les chercheurs de l’Université de Turin indiquent deux directions possibles pour les interventions socio-éducatives : un travail éducatif avec les jeunes et un travail de développement communautaire, dans le but de soutenir les aspirations des jeunes, le lien avec le territoire et les opportunités d’emploi.

À suivre…